Pour cette deuxième édition du festival Governors Ball, Randalls Island nous accueillait avec un site enchanteur couvert de gazon et un weekend chaud et ensoleillé. Une ambiance festive et très décontractée régnait sur l’ile et le festival s’est déroulé sans aucun pépin sous l’œil bienveillant d’une équipe de sécurité assez détendue. On nous a promis un horaire sans conflit et chacun des shows débutait à l’heure en nous laissant quelques minutes pour se rendre d’une scène à l’autre.

Le festival de deux jours nous proposait une journée plus électro samedi pour se terminer sur une note indie rock dimanche. Les groupes et artistes invités nous offraient leurs plus grands hits pour la plus part sans trop s’encombrer d’un nouvel album en promotion.

Samedi

Les « highlights » de la journée de samedi sont sans doute Major Lazer avec son énergie entrainante ainsi que Duck Sauce et leur succès : Barbara Streisand. Les festivaliers arboraient en grand nombre le bec de canard et des habits fluos! On est par contre très déçus de la piètre performance de Kid Cudi qui semblait pourtant être de taille pour la tâche de conclure la soirée du samedi…

line-up:

K. Flay

Art vs. Science

Walk the Moon

Penguin Prison

Santigold

Special Disco Version (avec James Murphy)

Major Lazer

Atmosphere

Chromeo

Duck Sauce

Passion Pit

Kid Cudi

Dimanche

Avec un public complètement différent de la veille, on a pu assister à plusieurs beaux moments dimanche, entre autres les sets de Cults, Built to Spill et Fiona Apple. Alors que Modest Mouse a probablement accueillit la plus grande foule du weekend, c’est Beck qui a conclut en beauté cette dernière journée du festival. Arrivé sur la scène bien préparé, avec un grand sourire et une belle énergie, il a offert aux fans des titres à succès comme Devil’s Haircut, Girl, Lost Cause, Minus, Loser et Where It’s At. À 11h tapant, les festivaliers quittaient calmement le site pour reprendre le ferry jusqu’à Manhattan…

line-up:

Turf War

Alberta Cross

The Jezabels

Freelance Whales

Phantogram

Cults

Devendra BAnhart

Built to Spill

Cage the Elephant

Fiona Apple

Explosions In The Sky

Modest Mouse

Beck

 

http://governorsballmusicfestival.com/

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Quelle fin de semaine!!! Un marathon de concerts variés, allant du noise au folk sans oublier le hip hop, qui a commencé dans une allée de bowling retro avec le sympathique groupe Cults!

Pour l’édition 2011, on est sortit de l’atmosphère hermétique de Kutsher pour s’étendre sur Ocean Avenue, Asbury Park, NJ où un Boardwalk d’environ un mile nous laissait contempler la mer et nous proposait un musée du Pinball et de la bouffe de carnaval. Les concerts étaient répartis dans trois salles de capacités et d’ambiances différentes.

Au programme vendredi, certains d’entre-nous auront eu droit à Jeff Mangum, Thinking Fellers Union Local 282, Shellac, Bonnie « Prince » Billy et plus… La soirée s’est poursuivit dans les chambres du Berkeley Hotel, certaines plus trash que d’autres mais presque tous aussi bruillantes!

Notre samedi a (difficilement) débuté avec Collin Stetson, Marc Ribot, The Horrors, Battles, Ultramagnetic MCs et Portishead.

Marc Ribot

The Horrors

Battles, contre toutes attentes, a donné une performance étonnante! Des rythmes répétitifs et entrainants nous ont fait dansé et nous ont redonné un peu d’énergie pour la suite du marathon musical!

Ultramagnetic Mcs c’est du hip hop old school style. On a écouté le show aux côtés de Shepard Fairy!

Portishead s’est produit deux jours consécutifs, samedi et dimanche, au Convention Hall de Asbury Park, NJ dans le contexte du festival I’ll Be Your Mirror par All Tomorrow’s Parties. Après dix ans d’absence, Beth Gibbons a offert aux spectateurs non seulement un aperçu de leur plus récent album, mais un bon rappel du matériel tant chéri par les fans toujours fidèles.


Un son fort et plutôt impeccable a rempli ce « gymnase » d’une intensité propre à Portishead et Gibbons, peu expressive, a tout de même démontré sa joie d’être là en se lançant dans la foule juste après la dernière chanson de la représentation du samedi soir. C’était beau à voir! Des projections étranges et presque inquiétantes, une voix tremblante et émotive et un « base drum » puissant et rythmé; tous les éléments étaient réunis pour faire de ce retour en scène un événement à ne pas manquer!

Les deux représentations étaient sensiblement constituées des mêmes titres, mais les spectateurs du dimanche ont eu droit à une apparition de Chuck D. de Public Enemy pendant la pièce Machine Gun. Le groupe hip hop s’était produit un peu plus tôt sur la même scène à la demande de Portishead qui agissait en tant que commissaire en collaboration avec ATP pour l’événement.

Mais Dimanche… notre journée a débuté avec un show surprise de Shellac au Asbury Lanes. Pour moi qui les avais ratés vendredi soir (…) c’était une belle surprise! De plus la capacité de Asbury Lanes est de 300-350 personnes ce qui a rendu le show pas mal plus intime! Encore une fois pendant que Steve Albini accordait sa guitare, Bob Weston répondait aux questions du public.

– « Can you play a Frank Zappa song? »

– « No there are way too many and none of them are good »

-« What was your favorite Greatfull Dead show? »

-« Hey fuck you man! »

-« Kim Gordon or Kim Deal? »

-« It depends. For what purpose? There is a whole spectrum of answers here! »

On s’est ensuite retrouvé première rangée au Paramount Theatre pour Jeff Mangum qui nous a livré une performance émotive et magnifique. La majeure partie des titres apparaissant sur l’épique Airplane Over the Sea ont été rendus sans fausse note. Mangum a invité les spectateurs à chanter avec lui et semblait bien ému de la réaction du public. Après joué un cover de Daniel Johnson, True Love Will Find You in the End, vendredi soir, c’est plutôt une chanson de Roky Erickson, I Love the Living You, que Mangum a reprit dimanche après-midi.

Quelqu’un a crié: « We missed you, Jeff »  et Mangum a répondu, serein, »Well, we have this time together now ».  Quelqu’un d’autre a crié « Don’t leave us again! » et Mangum a répondu à la blague « Do you and I have to go to my therapist to work this out together? ».

Alors que le son du Convention Hall semblait maitrisé par Portishead, l’echo n’a su rendre justice à Public Enemy qui devait jouer Fear of a Black Planet intégral mais qui a préféré n’en faire que certains extraits. Chuck D. a tout de même su faire lever la foule et remercié l’amérique d’avoir fait de Flavor Flav une étoile montante de la télé-réalité!

On a appris aux Américains qui était Stephen Harper avec une leçon de politique donnée par les Montréalais: Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra!

Après la deuxième représentation de Portishead, le weekend s’est terminé au Asbury Lanes avec DJ Shepard Fairey.

on est excités, on load le véhicule et on quitte pour ATP! Doudou, oreillers, café, pit stop au duty free pour faire le plein en devise américaine et alcool; road trip destination Jersey shore!!!

Ça y est, c’est le temps de l’année où l’on redevient ado le temps d’un festival! Bien que l’ambiance s’annonce bien différente des années passées vu le changement de « state » de NY à NJ, c’est quand même des bands des années 90 qui nous feront vibrer tout le week-end! Jeff Mangum, Portishead, Thinking Feller Union, Public Enemy et beaucoup plus logeront aussi sur place dans le légendaire hôtel Berkeley ayant autrefois appartenu à Johnny Cash (mon père serait fier!). Ce soir on termine les baggages, on se couche tôt (on essait…) et on décolle  Sam, Bake,Turbo, Marcan, Joelle et moi, vers 5h demain matin!

Fidèle à sa réputation, le duo a offert un spectacle court et sans artifice, mais tout de même impeccable. Alors que la tournée suit la sortie récente de Father, Son, Holy Ghost, nous avons eu droit à un bon survol du matériel de leurs trois albums.

Girls a commencé en force avec Laura et Heartbreaker avant d’enchainer les pièces sans pause mais surtout sans salutation et sans exprimer autre chose qu’un merci discret devant les applaudissements de la foule. Peut-être gêné, peut-être pressé de nous en faire entendre plus? Christopher Owens et Chet White étaient accompagnés de 3 autres musiciens pour nécessairement ajouter un peu de profondeur au son de leur prestation.

Avec un ton un peu crooner par moments, les Californiens transmettent tout de même un aspect « surfer » facilement repérable dans la totalité de leur œuvre, et spécialement dans la pièce Honey Bunny. Les fleurs attachées aux pieds de micro et aux amplificateurs témoignent de la sensibilité des textes assez contemporains de Owens. Elles ajoutent aussi une touche colorée et presque psychédélique spécialement soulignée par la pièce Vomit qui nous suggère subtilement l’ambiance vaporeuse de Dark Side of The Moon de Pink Floyd.

Même si tout semblait terminé vers 23h15, un court rappel tant espéré nous aura permit d’entendre My Ma et Morning Light. On en aurait voulu un peu plus… peut-être Carolina par exemple?

Alors que Pop Montréal offre aux amateurs de musique de Montréal un choix difficile chaque soir du festival, ceux qui ont choisi d’assister au concert de Girls n’ont certainement pas été déçus.

Après une autre journée de canicule vendredi, c’est sous des airs de croisière  que le Il Motore nous a permis de terminer la soirée.

 

Cass McCombs nous a offert une belle prestation digne d’un « crooner » de renom! Une belle sélection de ses titres se sont enchainés, certains profondément mélancoliques d’autres légers et festifs.  La foule peu nombreuse était silencieuse, attentive et bien concentrée au bord de la scène.  Une impression de grande intimité apportait à cette prestation pourtant toute simple un petit quelque chose de plus.

 

Certains se sont permis de demander You saved My Life mais Cass McCombs s’est contenté de répondre “I don’t think so, buddy!”. Malgré ce refus, nous avons eu droit entre-autres à Dream-come-true-girl pendant laquelle on nous a présenté le claviériste et son solo improvisé  ainsi que le guitariste avec son solo tout en douceur. McCombs et ses musiciens ont aussi proposé Prima Donna et la plus récente County Line  qui donne vraiment l’impression d’entendre le dernier « slow » à la fermeture d’un bar.

 

La première partie était assurée par Lower Dens. Malheureusement, malgré des compositions très intéressantes, leur présence sur scène n’a pas su animer la salle comme on aurait pu souhaiter. Par contre, si vous aimez le rock éthéré et vaporeux tel que Beach house ou Deerhunter,  c’est certainement à découvrir.

 

My Morning Jacket était de passage à Montréal hier dans le cadre de la tournée de son dernier album Circuital.  En présentant toutefois un bon survol de leur œuvre complète, Jim James et son groupe ont exécuté avec beaucoup d’assurance, une « setlist » éclectique, tout à l’image de la foule qui y assistait.

Sur scène vers 21h, MMJ a laissé la place à la musique en enfilant les compositions dans un marathon musical de plus de 2h30 allant du pur rock au country en passant par le reggae (notamment la pièce Off The Record). C’est seulement suite à près d’une dizaine de chansons que James a salué la foule, pas très nombreuse mais bien rassemblée devant la scène, et a insisté sur le fait qu’il était très heureux d’être là. La mezzanine du Métropolis était d’ailleurs fermée, ce qui enlève toujours à l’ambiance de la salle.

La suite du spectacle s’est déroulée sans interruption jusqu’au rappel. C’est donc pièces après pièces que s’allongeaient en « jam » plus ou moins improvisés les solos de guitare, mélangeant ainsi des influences blues et rock; réminiscences de Neil Young…

Même à 23h un mardi soir, la foule ne quittait pas le Métropolis. On attendait le rappel qui nous garantirait six pièces de plus. Le groupe, déterminé à nous en offrir pour notre argent, ne semblait pas non plus vouloir quitter la scène! L’énergie des membres de MMJ et spécialement celle de Jim James n’a jamais baissé en intensité et a su maintenir les spectateurs accros. James faisait aller sa lourde  tignasse rousse au rythme de sa guitare en V et la foule bougeait toujours, les bras levés au ciel!

Setlist

1- Victory Dance  (Circuital)
2- Circuital       (Circuital)
3-
4- Anytime  (Z)
5- I’m Amazed  (Evil Urges)
6- The Way That He Sings  (At Dawn)
7-
8- Outta System  (Circuital)
9- Golden (It Still Moves)
10- So So True  (Circuital)
11- You Wanna Freak Out  (Circuital)
12- Honest Man (At Dawn)
13- Off The Record  (Z)
14-Mahgeetah (It Still Moves)
15- Movin’ Away  (Circuital)
16- Dondante  (Z)
17- It Beats For You  (Z)
18- Touch Me I’m Going to Scream, Pt. 2  (Evil Urges)
19- The day is coming   (Circuital)

rappel

20- Wordless Chorus  (Z)
21-
22- Holdin’ on to Black Metal  (Circuital)
23- Higly Suspicious   (Evil Urges)
24-
25- One Big Holiday  (It Still Moves)

Alors que le succès est encore relativement nouveau pour les membres de Cults, la foule du Il Motore, elle, continue de croitre, et c’est dans une salle plutôt pleine que la musique des Cults s’est fait entendre hier soir.

Malgré une foule peu dégourdie, nous avons eu droit à presque tout le matériel disponible sur l’album homonyme paru le 7 juin dernier et avons donc voyagé à travers des compositions naïves mais rafraichissantes tels que Go Outside, Abducted et Bumper pour terminer sans rappel avec Oh My God. La chaleur qui montait rapidement entre les murs du Il Motore ne faisait qu’ajouter à l’ambiance très « summer » des Cults. Madeline nous disait être ravie de faire sa troisième apparition au Il Motore mais nous confiait que c’était le seul coin de Montréal qu’elle avait pu visiter!

Le duo composé de Brian Oblivion et de Madeline Follin s’était muni de trois autres musiciens et donc avec la présence de Gabriel Rodrigez à la guitare, de Marc Deriso à la batterie et de Nathan Aguilar à la basse, le groupe s’est permis de nous offrir une prestation comparable à l’album, mais avec en plus une présence sur scène des plus agréable. Follin étant une habituée de la scène et des studios d’enregistrement a d’ailleurs fait ses classes auprès de grands noms de la scène punk dont son beau-père Paul Kostabi membre fondateur de Youth Gone Mad et de White Zombie ainsi que Dee Dee Ramone, ami de Kostabi.

Cults a été invité par All Tomorrow’s Parties et se produira donc au Asbury Park, NJ en septembre prochain aux côtés d’icônes de la musique indie tels que Jeff Mangum de Neutral Milk Hotel ainsi que Shellac. Brian Oblivion et Madeline Follin ont confié être très surpris d’une telle invitation mais surtout heureux et excités d’assisté au retour de Mangum.

Les Groupes Writer et Guards avaient la tâche de réchauffer le public avant l’entrée en scène de Cults et malgré une prestation plutôt solide, la foule avait peine à se dandiner. Guards qui est d’ailleurs un projet de Richie James Follin (frère de Madeline) nous rappelle sensiblement le rock de Jack White ou même des Black Keys. Si vous aimez, c’est certainement à découvrir!

http://guards.bandcamp.com/album/guards-ep

Blue Skies Turn Black nous proposait une soirée avec Parlovr, And You Will Know Us by the Trail of Dead et Surfer Blood pour cette première belle journée du mois de mai. Alors que Parlovr s’est bien acquitté de sa tâche de réchauffer le publique avec un rock accrocheur et intéressant, Trail of Dead nous a laissé un peu perplexe. Depuis l’album Sources Tags and Codes, l’un des meilleurs albums de 2002, plusieurs changements de membres au sein du groupe ont possiblement contribué à la perte d’un style qui leur allait bien. Malheureusement le style innovateur de Sources Tags and Codes est un peu perdu sur les derniers albums, dans une panoplie d’influences allant du grunge alternatif au pop et au rock progressif, et le mélange nous laisse plutôt insatisfaits. Le groupe qui avait joué avec Explosion in the Sky à la Sala Rossa en mars 2002 semblait bel et bien différent hier soir et c’est dommage…

Surfer Blood

Après un concert dans un Il Motore bondé l’an dernier, c’est dans un La Tulipe plutôt vide que le groupe s’est produit hier soir. Peut-être un mauvais « timing »? Devant les concerts de Godspeed qui en est à sa quatrième représentation à guichet fermé et celui de Foals et Freelance Whales au National, les mélomanes de Montréal ont dû faire un choix difficile! N’empêche, pour ceux qui ont choisi de se rendre sur la rue Papineau, l’été s’est présenté un peu plus tôt cette année!

Les pièces se sont enchainées avec efficacité et beaucoup d’entrain. Le groupe nous a présenté la plus part des pièces figurant sur leur album Astro Coast dont Twin Peaks et Swim, ainsi que trois nouvelles compositions toutes aussi accrocheuses. Sans se prendre au sérieux, Surfer Blood blaguait entre les chansons qu’ils se déplaçaient aussi pour les mariages et les Bar-mitsvah.

Surfer Blood c’est beaucoup de guitare et des mélodies qui nous font danser. Ils sont présents, contents de l’être, possèdent beaucoup de talent et n’affichent pas la moindre prétention. Il nous aura quand même fallu quelques minutes pour passer par dessus le fait que les membres de Surfer Blood sont très jeunes et ils affichent leur « baby face » sans se soucier de quoi que ce soit. À côté de ses contemporains tels que Best Coast, No Joy ou même Wavves, le groupe semble sorti tout droit d’un collège privé où le terme « hipster » n’existe pas encore. On peut aussi facilement les comparer à Weezer pour l’esprit « surfer » et estival de leur musique. Par contre les « p’tits gars » de la Floride projettent une maturité qui est déconcertante. La voix et la prestance de John Paul Pitts nous rappelle par moments celle de Morrissey! Franchement, Surfer Blood ne fait que commencer et devient assurément un groupe à surveiller…

Surfer Blood

Parlovr

… And You Will Know Us by the Trail of Dead

C’est pendant deux heures trente minutes que GY!BE nous a lancé avec passion son « post-rock » déjanté au Corona hier soir. Les pièces, livrées avec brio, projettent une charge émotionnelle que même les classiques du « soft rock » n’ont jamais su rendre!

Entre les sections plus douces, se faufilent des montées d’intensité qui nous rejoignent et nous troublent profondément. Le grincement du violon de Sophie Trudeau n’est jamais apaisant et c’est une bonne chose! Les guitares de Menuck, Bryant et Moya nous guident avec des petites mélodies qui nous aident à garder le cap à travers les rafales de notes, et les basses et percussions nous servent de gauge pour l’intensité qui varie constamment. De la pièce Sleep à la pièce Moya, on vacillait sans cesse entre un calme et une tempête décidément instrumentale.

Après environ deux heures de musique, la foule se voulait un peu plus clairsemée. Peut-être essoufflée?

Malgré une longue absence sur la scène Montréalaise, le groupe est demeuré fidèle à ses habitudes en nous présentant une projection de visuels troublants qui ne font qu’ajouter à l’intensité de leur musique et qui servent en quelques sortes de sous-titres pour nous permettre de déchiffrer leurs messages politiques et engagés. Blue Skies Turn Black nous avisait aussi que, encore une fois, tous les profits de cette série de spectacles seraient remis à des œuvres et/ou causes sociales.

Alors qu’à la fin des années 90 / début des années 2000 on assistait à une poussé de band “post rock”, peu se sont vraiment démarqués. On est resté marqué par Mogwai, Explosion in the Sky mais surtout par Godspeed You! Black Emperor et on est d’autant plus fier de pouvoir se dire que c’est (encore) un band de chez nous!

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